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Toiture complexe pour pavillon en bois

Lecture 3 min
© Komzet Bau Bühl ; Heco

Bruno Faller (à gauche) et Thomas Riebel (à droite) sous le toit symétrique.

Pour la réalisation du pavillon bois du CFA de Bühl (Allemagne), les apprentis charpentiers ont mis en œuvre tout leur savoir-faire pour concevoir, construire et assembler une forme de toiture complexe. Un défi technique que les étudiants ont relevé haut la main.

Afin de laisser une trace de leur passage au sein du CFA de Bühl, les apprentis charpentiers de deuxième année avaient une mission inédite : construire un pavillon en bois dans la cour de l’établissement, qui servira ensuite d’abri et d’extension pour les futurs élèves du centre de formation. Pour corser un peu la tâche, leur formateur, Thomas Riebel, a imaginé une structure de toit octogonale plutôt complexe, dont la symétrie rappelle celle d’un mandala. Petite particularité : cette toiture possède en son centre une percée pouvant accueillir un arbre. Cette ouverture, qui se veut esthétique, représente également un défi sur le plan technique, sachant que le toit ne pourra pas être soutenu par un jambage central et que la transmission de charges nécessitera des chevrons supplémentaires.

Un assemblage manuel

Aucun problème pour les futurs charpentiers, qui ont mutualisé leurs connaissances pour relever ce défi. Pendant une semaine, deux équipes de dix élèves se sont relayées pour donner vie à ce pavillon. Après une collaboration avec les apprentis en maçonnerie pour couler les fondations, la construction de la charpente a pu démarrer, comme nous l’explique Bruno Faller, l’un des étudiants en charge de la réalisation du projet : « Nous étions contents de devoir effectuer l’assemblage manuellement car, très souvent, nous n’avons pas l’opportunité de le faire dans les entreprises, où tout est découpé de manière automatisée. Ici, le plus grand défi concernait l’interprétation des plans CAO et le traçage des pièces en bois. Il a fallu se creuser la tête avec ce toit symétrique dans lequel les pièces sont toutes positionnées en biais! »

Apprentis découpant une pièce de bois en atelier

Précision et technicité

Après l’interprétation des plans CAO et le traçage, le chantier a pu démarrer. Grâce au travail en équipe, les apprentis ont placé une pièce après l’autre autour de l’ouverture du toit et les ont assemblées à l’aide de vis Heco-Topix de 50 à 300 mm. « Ces vis ont l’avantage d’entrer facilement dans le bois même en cas de vissage en biais, poursuit Bruno Faller. De plus, leur pas de filetage important assure un travail rapide, sans effet de fissuration. » Au final, le chantier s’est déroulé sans encombre. La toiture comprend huit appuis externes transmettant la charge du toit et donnant au pavillon sa forme octogonale. Pour parvenir à ce résultat, les deux équipes ont dû réaliser de nombreux types de coupes techniques, dont des coupes d’empannon et d’équerre, des coupes de poteaux qui étaient ensuite fixés les uns aux autres avec un angle de 22,5 %, et des coupes difficiles au niveau de la ferme d’arêtier et des entailles. Sans oublier la mise en œuvre des chevrons, encastrés les uns dans les autres et vissés à leur intersection.

Fixation des éléments de construction à l’aide des vis Heco Topix.

Aujourd’hui achevé, le pavillon témoignera pendant de nombreuses années du savoir-faire de ces charpentiers en herbe et servira d’exemple aux futurs apprentis.

Grâce à la facilité de mise en œuvre des vis, les apprentis ont pu se concentrer sur le positionnement des pièces en bois lors du montage.

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