Nos éditions

Les derniers numéros

Tous les numéros
Artisans et Bois n°82
Acheter - 20€

Artisans et Bois n°82

Artisans et Bois n°81
Acheter - 20€

Artisans et Bois n°81

Artisans et Bois n°80
Acheter - 20€

Artisans et Bois n°80

Artisans et Bois n°79
Acheter - 20€

Artisans et Bois n°79

Artisans & Bois

Le magazine des artisans et professionnels du bois. Suivez les métiers, les ateliers et les savoir-faire du secteur.

S'abonner

Nos magazines

  • BOISmag
  • L'Agenceur magazine
  • Toiture Magazine
  • boutique en ligne

Une question ?

Notre équipe vous répond pour toute demande éditoriale, partenariat ou abonnement.

Nous contacter

© 2026 SPC Éditions. Tous droits réservés.

Mentions légalesPolitique de Confidentialité
AccueilActualitésMunicipales 2026 : la Capeb interpelle les élus en faveur de l’artisanat du bâtiment
Municipales 2026 : la Capeb interpelle les élus en faveur de l’artisanat du bâtiment
Actualités

Municipales 2026 : la Capeb interpelle les élus en faveur de l’artisanat du bâtiment

Adèle Cazier·2 février 2026
#profession

À quelques mois des élections municipales de mars 2026, la Capeb dévoile  son « Manifeste électoral » : un document stratégique destiné aux candidats  et futurs édiles dont l’objectif est de placer les entreprises artisanales du bâtiment au cœur des politiques territoriales et de rappeler leur rôle moteur dans l’économie de proximité.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Avec plus de 500 000 entreprises artisanales, 570 000 salariés et 60 000 apprentis, le secteur de l’artisanat du bâtiment constitue un pilier de l’économie française. Les études récentes le confirment : ces TPE sont depuis des années les principales créatrices d’emplois, surpassant ETI et grands groupes, avec une implantation sur l’ensemble du territoire. Au-delà de leur activité économique, ces entreprises s’investissent dans la vie locale. Elles bâtissent, rénovent, entretiennent et transforment les espaces urbains et ruraux, participant directement au développement communal. Pourtant, selon la confédération, ce modèle fondé sur la proximité et l’indépendance se trouve menacé. La concentration croissante du secteur du bâtiment fait planer le risque de voir les artisans relégués au rang de « simples sous-traitants », au détriment de la vitalité des territoires.

Six priorités et 39 propositions concrètes

Face à ce constat, la Capeb publie un manifeste inédit destiné à sensibiliser les futurs élus locaux sur six axes stratégiques : logement, développement économique, marchés publics, patrimoine, mobilité et transition écologique. Chaque thématique se décline en propositions opérationnelles, accompagnées d’éléments de compréhension du secteur et d’informations pratiques pour les projets de travaux locaux. Concernant le logement, la Capeb appelle à « mettre en œuvre une politique ambitieuse de rénovation énergétique des habitations et des bâtiments intégrant pleinement les artisans du territoire ». Une nécessité face à l’urgence climatique et aux objectifs de performance énergétique des constructions. L’organisation plaide également pour « placer les artisans locaux au cœur de la politique d’aménagement urbain [et] déf inir une charte d’engagements dédiée au développement local de l’artisanat du bâtiment ». Des mesures qui permettraient de simplifier les règles d’urbanisme, d’adapter les PLU et de réduire les délais administratifs en consultant davantage les professionnels du terrain.

La confédération dénonce l’exclusion des entreprises artisanales au profit des marchés globaux.

En finir avec les pratiques discriminatoires dans les marchés publics

C’est sans doute sur la question des marchés publics que la Capeb se montre la plus offensive. L’organisation dénonce des procédures qui excluent trop souvent les entreprises artisanales au profit de marchés globaux, qui engendrent une sous-traitance en série. Parmi les propositions phares : recourir aux marchés publics de gré à gré de moins de 100 000 euros HT afin de faciliter l’accès de ces marchés aux artisans locaux ; allotir au maximum les marchés publics et ne pas passer par les marchés publics  globaux « qui génèrent de la sous-traitance en cascade, sont source de moindre qualité, de sinistralité, de travail dissimulé et ne  bénéf icient pas au développement économique du territoire ». La Capeb va encore plus loin en réclamant de « limiter la sous-traitance à un rang dans les marchés publics pour interdire la sous-traitance en cascade qui engendre de la prédation économique et de la destruction de valeur dans le secteur du bâtiment ». Une mesure radicale qui vise à protéger les artisans d’une mise en concurrence déloyale. Autre doléance de la confédération, le strict respect des délais légaux de paiement dans les marchés publics et la suppression des délais « cachés » liés au traitement des dossiers qui représente un enjeu de trésorerie majeur pour les TPE.

Mobilité et gestion des déchets : lever les obstacles du quotidien

La simplification doit également toucher les conditions de travail au quotidien. La Capeb demande d’assurer la « bonne circulation et le stationnement » des véhicules des professionnels afin d’optimiser « la logistique des chantiers et le bon exercice de leur activité ». Une revendication qui influence directement l’efficacité des interventions. Au sujet des déchets de chantiers, l’organisation réclame de « garantir l’accès des professionnels aux déchèteries publiques et [de] mettre des bennes en nombre suff isant pour le dépôt des déchets triés » . Un point sensible alors que la réglementation sur la gestion des déchets du BTP se durcit.

Le patrimoine, terrain d’excellence des artisans 

La préservation des édifices constitue un autre axe majeur du manifeste. La Capeb propose d’entretenir, rénover et restaurer le patrimoine bâti de la commune « en valorisant les savoir-faire des artisans locaux ». Une requête qui prend tout son sens face aux coûts souvent trop élevés des réparations. Les artisans disposent en effet d’une expertise précieuse sur les constructions anciennes, permettant aux communes d’entretenir régulièrement leurs bâtiments et d’éviter leur dégradation, rappelle la confédération.

Un modèle vertueux à défendre

Dans un contexte politique national fragile, l’organisation professionnelle mise donc sur les élus locaux comme « socle de stabilité et porteurs d’actions concrètes » pour les artisans du bâtiment. « Les entreprises artisanales du bâtiment sont au cœur de la vie locale. En soutenant leur développement, les élus municipaux renforceront non seulement l’économie de proximité, mais aussi le lien social et la qualité de vie de leurs habitants, déclare Jean-Christophe Repon, président de la Capeb. Les élections municipales de 2026 doivent être l’occasion de faire le choix de ce modèle vertueux. C’est dans cet esprit que la Capeb lance son manifeste rassemblant l’ensemble de ses propositions et appelle les futurs élus à s’engager. » Un pari sur la proximité et le pragmatisme face aux blocages gouvernementaux. Les artisans du bâtiment « ne demandent pas de privilèges, conclut la Capeb, mais un accès équitable aux marchés publics locaux ». Un principe simple qui pourrait transformer durablement le paysage économique des territoires si les prochains édiles s’en saisissent…