Artisans et Bois n°77
UNE ANNÉE MOUVEMENTE
Pour les artisans du bois et du bâtiment, 2024 n’aura pas été de tout repos. Si chaque nouvelle année réserve son lot de surprises, les douze mois écoulés n’auront pas fait exception à la règle, avec autant de bonnes nouvelles que de coups durs pour les professionnels.
Du côté des bons moments, la tenue des Jeux olympiques et paralympiques de Paris – et la livraison dans les délais des nombreux ouvrages bois – a été une bouffée d’oxygène qui a fait vibrer le monde entier pendant les mois d’été.
Toujours dans un esprit de partage et de compétition, l’organisation des WorldSkills à Lyon, au mois de septembre, a permis à la France de révéler tout le talent de ses jeunes compétiteurs, qui ont largement brillé dans les métiers du bois.
Plus récemment enfin, la réouverture tant attendue de la cathédrale Notre-Dame de Paris, le 8 décembre dernier, sublimée par le savoir-faire incomparable de ses restaurateurs, a fait rayonner l’excellence de la France et de ses métiers à l’international…
Autant de bons moments essentiels dans une année troublée par des épisodes plus sombres : la baisse chronique des permis de construire et des mises en chantier qui se poursuit depuis maintenant deux ans, l’inflexion des travaux de rénovation qui boostait jusqu’à il y a peu l’activité des professionnels du bâtiment, l’incertitude politique depuis la dissolution de l’Assemblée nationale au mois de juin et la valse gouvernementale qui s’en est suivi, la hausse des défaillances d’entreprises ou le manque de visibilité des artisans…
Alors qu’un autre Premier ministre vient d’être nommé, que le projet de budget 2025 devrait être voté et que les organisations syndicales réclament des mesures fortes pour pérenniser et sécuriser l’activité de leurs entreprises, la nouvelle année s’annonce comme celle de tous les défis pour relancer le secteur du bâtiment… Restons donc optimistes, positifs et réactifs pour saisir toutes les opportunités et les surprises que nous réservera l’année 2025. Très bonne année à toutes et à tous.
ADÈLE CAZIER
